Le Bain de Bethsabée

Huile sur toile, XVII s., Florence, Italie.
Bethsabée est le personnage biblique, la femme d' Urie ( l'officier de l'armée du roi David). Le roi David, le fondateur de l'ancien Etat israélite s'est épris de la belle Bethsabée tandis qu'elle prenait son bain sur la terrasse. Après avoir commis l'adultère avec elle David fait tuer Urie. Et comme résultat de sa repentance il se fait pardonner par le Seigneur.
Au XVII siècle le bain disparait des pratiques et des représentations. Le geste quotidien de propreté se passe de l'eau. On soupçonne l'eau d'avoir été la cause des épidémies. L'ablution se réduit aux mains. C'est l'heure du nettoyage à "sec". On s'essuie avec des serviettes immaculées et on change très fréquemment de chemise. La "toilette" finit par désigner le linge que l'on porte. Et lorsque sur les tableaux de l'époque les femmes utilisent de l'eau c'est pour "s'en laver les mains". Dès que l'on se nettoie c'est que l'on est susceptible d'avoir commis du mal. Si au Moyen Age, à la Renaissance le bain est associé au corps nu de la femme, à l'érotisme, à la fécondité, au XVII siècle le regard aura pris une charge morale, on dénonce les vanités. L'explicitation picturale de la vanité comprend le corps inoccupé, l'oisiveté, le divertissement, l'activité narcissique. La présence du singe symbolise le genre humain captif de ses instincts les plus primaires. Le singe appartient au bestiaire conventionnel du Satan et incarne l’emprise que les sens peuvent avoir sur la raison. Dans l'iconographie du "bain de Bethsabée" le roi David se réduit d’ordinaire à un personnage minuscule, si ce n’est franchement invisible : comme si la cause première de tout ce drame était le charmant spectacle offert par Bethsabée.

Avec cadre: 197 x 153 cm.
Sans cadre: 167 x 123 cm.
Profondeur: 10 cm.


Bethsabée, détail


La petite fille et son chat

H.S.T
Début 19 ème s.
France

Hauteur: 50 cm.
Largeur: 62 cm.
Profondeur: 6 cm.


Grand portrait de femme, Jean-Louis Dulong, 1837

Dame de qualité posant en robe du soir rouge au milieu de son boudoir, se détachant d'un fond en paysage et aux lourds rideaux bleus. Le travail de rendu des matières (velours, satin et dentelles) est particulièrement saisissants. A sa gauche, une nature morte aux fleurs, et à sa droite, sur le guéridon qui porte la signature et la date 'J.L.Dulong, 1837', un album de dessins, un coffret et des plumes.
Le tableau est peint à l'époque de la "Monarchie de juillet" (1830-1848) qui instaure le drapeau tricolore après le drapeau blanc de la Restauration ce qui est souligné par le bleu, blanc, rouge qui priment sur le tableau. La monarchie est constitutionnelle, équilibrée, du style anglais. C'est la révolution bourgeoise, sociale. La bourgeoisie connait un essor considérable grâce aux innovations techniques. Les membres de cette classe participent activement au renouvellement artistique par leur volonté de rivaliser avec l'aristocratie. Le gouvernement favorise les affaires: en particulier la création du réseau ferroviaire en France mais aussi le développement de l'industrie textile. C'est la deuxième phase de la révolution industrielle. La bourgeoisie contribue largement à faire triompher l’individu, la famille et la vie privée. Le discours publique s’attache à délimiter les rôles et les espaces masculin et féminin: à l’homme la direction des affaires et la sphère publique, à la femme l’intendance du foyer et la sphère privée. Ce portrait pose le regard objectif sur la femme bourgeoise à son époque. Le peintre transcrit les enjeux et conventions de sa vie quotidienne, à travers son vêtement- reflet de la mode à l'époque et surtout l’attribut de paraître. Ses occupations souvent improductives mais toujours symboliques (comme faire de la peinture) et son intérieur
sont révélateurs de son devoir et ses qualités en tant que maîtresse de la maison. En 1837 commence la mode vestimentaire victorienne, symbole de la grandeur et du luxe. Le soir on arbore le grand décolleté, volants et rubans de dentelles à la jupe gonflée de crin, fleurs et bijoux à profusion.

Hauteur: 130 cm.
Largeur: 130 cm.
Profondeur: 2 cm.


"Les amoureux", XVIIIe siècle

Scène de genre représentant un couple de jeunes gens, école autrichienne du début XIX siècle.

Hauteur avec cadre : 124 cm.
Largeur avec cadre: 153 cm.
Hauteur sans cadre: 111 cm.
Largeur sans cadre: 140 cm.
P: 6 cm.


Les amoureux, détail


Fixé sous verre, Portrait d'une jeune bergère

Fixé sous verre, Portrait d'une jeune bergère portant un agneau,
Encadré de miroirs à parecloses
XVIIIe siècle
France

Hauteur : 31 cm.
Largeur : 25 cm.
Profondeur: 2 cm.


Miniature républicaine, fin du XVIIIe siècle

Deux jeunes garçons habillés à la mode française de la fin du XVIIIe siècle, portant la cocarde révolutionnaire, vêtus aux couleurs de la Nation Républicaine, bleu blanc et rouge.
Miniature sur papier,
Signée Thérèse de...?
Datée 1796

Hauteur avec cadre: 16 cm.
Largeur avec cadre: 13 cm.
Profondeur: 2 cm.


Jeune femme ôtant son soulier

Ecole française du XVIIIe siècle, huile sur toile représentant une jeune femme élégante ôtant son soulier et découvrant sa nudité...

Hauteur avec cadre : 64 cm.
Largeur avec cadre : 54 cm.
Profondeur: 6 cm.

Hauteur sans cadre : 54 cm.
Largeur sans cadre : 44 cm.


Athena, panneau peint

Grand panneau peint sur bois et encastré dans un fronton en bois, représentant Athéna
Ecole italienne ?
XVIIIe siècle

Hauteur: 193 cm.
Largeur: 103 cm.
Profondeur: 7 cm.