Sculpture en plâtre du XIXe siècle représentant Vénus Genitrix, la « Mère créatrice ». Au-delà de la simple déesse de la beauté, Vénus est ici célébrée comme la figure tutélaire de la lignée romaine, ancêtre divine du peuple et de la famille impériale. Son attitude est celle d’une souveraine sereine, alliant la dignité d’une matrone à la grâce intemporelle d’une déesse de l’Olympe.
La divinité est coiffée du célèbre nœud d’Apollon, une coiffure hautement symbolique où les cheveux sont relevés et noués au sommet du crâne. Ce style, traditionnellement associé à Apollon, souligne la noblesse de son rang et une forme d’idéalisation qui transcende le mortel, propre aux figures divines de l’Antiquité classique.
L’œuvre se distingue notamment par l’usage du Panneggio Bagnato (« drapé mouillé »). Cette technique, attribuée au grand Phidias, consiste à sculpter le vêtement comme s’il avait été imprégné d’eau. La fine tunique de Vénus devient alors une seconde peau : elle ruisselle sur le corps, en épouse chaque courbe et en révèle le modelé anatomique avec une sensualité d’une grande élégance. Le vêtement ne dissimule plus, il magnifie, créant un jeu de clair-obscur entre les plis saillants et la douceur de la chair suggérée.
France, XIX siècle
Hauteur : 152 cm
Largeur : 50 cm x 40 cm











