Mademoiselle de Fontanges, est restée célèbre dans l’histoire de la mode pour avoir lancé involontairement l’une des coiffures les plus emblématiques du XVIIe siècle. Lors d’une partie de chasse royale en forêt de Fontainebleau vers 1679, ses cheveux s’étant défaits, elle les attacha à la hâte au sommet de sa tête à l’aide d’un ruban de sa jarretière. Séduit par ce désordre spontaneous et élégant, Louis XIV lui demanda de conserver cette coiffure. Dès le lendemain, toutes les dames de la Cour s’empressèrent d’imiter la favorite, transformant ce geste d’urgence en un véritable phénomène de mode qui régna sur toute l’Europe durant plus de deux décennies.
Grand lustre d’apparat à cage d’époque fin XVIIIe siècle, originaire d’Italie. Construit autour d’un fût central en bois sculpté et doré à la feuille à patine d’origine, ce lustre se distingue par la finesse de sa structure en fer forgé. Les bras de lumière sinueux en métal patiné s’élancent en volutes élégantes pour former une cage aérienne et hautement décorative.
Important service de table en faïence émaillée (majolique), à bordure festonnée. Chaque pièce reçoit un décor peint à la main composé d’un ruban plissé bleu rehaussé de pointillés, alternant avec de délicates guirlandes de fleurs jaunes et feuillages verts sur fond blanc crème.
Cette délicate composition de cabinet d’époque baroque s’inscrit pleinement dans le sillage de l’École bolonaise du XVIIe siècle, et témoigne de l’immense influence de son chef de file, Guido Reni. Le tableau reprend les canons esthétiques du maître : un visage marial à l’ovale parfait et au teint d’albâtre, des paupières doucement baissées empreintes de mélancolie, et une chevelure relevée simplement retenue par un voile diaphane.
Les roses qui couronnent la composition évoquent la pureté originelle de la Vierge, traditionnellement qualifiée de « rose sans épines » ou rose mystique, tandis que leur nuance rouge préfigure le sang versé lors de la Passion. Au premier plan, l’iris bleu souligne la royauté céleste de Marie, tout en annonçant ses douleurs futures à travers ses feuilles acérées en forme de glaive. Enfin, la présence subtile du papillon complète cette allégorie religieuse en symbolisant la chrysalide de la mort terrestre, la résurrection du Christ et l’immortalité de l’âme.
Charmante terre cuite vernissée polychrome représentant un chien assis sur un élégant coussin bleu orné d’un galon doré. La sculpture est réalisée avec un véritable souci du réalisme, comme en témoignent le modelé soigné du pelage et l’expression particulièrement vivante de l’animal. Les mouvements de la fourrure confèrent à l’ensemble une impression de naturel et de dynamisme. Le chien porte un fin collier jaune qui vient souligner son caractère domestique et apporte une touche de couleur supplémentaire à cette composition décorative.
Élégante poupée de mode de la seconde moitié du XIXᵉ siècle, présentant une tête en papier mâché polychrome au visage délicatement peint à la main. Son expression est animée par de grands yeux fixes, une bouche ouverte laissant apparaître deux petites dents, détail caractéristique des poupées françaises de qualité de cette époque. Le corps est entièrement gainé de cuir avec des membres articulés, offrant une grande souplesse de mouvement. Cette poupée, vendue sans vêtements, constitue un bel objet de collection. Elle évoque les productions des grandes maisons françaises de la fin du XIXᵉ siècle, sans qu’une attribution certaine puisse être avancée en l’absence de marque.
« Capipote » Ce terme, d’origine catalane, signifie littéralement « tête et pied » (cap i pota) et décrit parfaitement la structure même de ce type de sculpture religieuse. La tête, les mains et les pieds de la Vierge font l’objet d’un travail de sculpture particulièrement soigné et polychrome, tandis que le corps forme un buste simplifié se prolongeant ici par une robe bleue d’origine, conçue comme un mannequin destiné à être paré de riches vêtements et de parures au gré des fêtes liturgiques.
L’inscription, semble mentionner (« À Monsieur / Marquet… »), un détail pictural traditionnel permettant d’identifier le commanditaire ou le destinataire de la charge symbolisée par le jeune homme.
Cet émouvant portrait de groupe d’époque Restauration met en scène trois jeunes garçons d’une grande famille bourgeoise ou aristocratique, identifiés par une étiquette ancienne au dos comme les enfants de la famille Prévôt Renaud de Saint-Lézin. La composition s’articule habilement au sein d’un intérieur sobre au sol de parquet marqueté, devant une grande porte dépolie.









