Vierge à l’Enfant, entourage Guido Reni (1575-1642) Italie du XVIIe siècle

Cette délicate composition de cabinet d’époque baroque s’inscrit pleinement dans le sillage de l’École bolonaise du XVIIe siècle, et témoigne de l’immense influence de son chef de file, Guido Reni. Le tableau reprend les canons esthétiques du maître : un visage marial à l’ovale parfait et au teint d’albâtre, des paupières doucement baissées empreintes de mélancolie, et une chevelure relevée simplement retenue par un voile diaphane.

Atelier de Hans Rottenhammer (1564-1625) Vierge à l’Enfant dans un paysage fleuri

Les roses qui couronnent la composition évoquent la pureté originelle de la Vierge, traditionnellement qualifiée de « rose sans épines » ou rose mystique, tandis que leur nuance rouge préfigure le sang versé lors de la Passion. Au premier plan, l’iris bleu souligne la royauté céleste de Marie, tout en annonçant ses douleurs futures à travers ses feuilles acérées en forme de glaive. Enfin, la présence subtile du papillon complète cette allégorie religieuse en symbolisant la chrysalide de la mort terrestre, la résurrection du Christ et l’immortalité de l’âme.

Chien assis sur son coussin

Charmante terre cuite vernissée polychrome représentant un chien assis sur un élégant coussin bleu orné d’un galon doré. La sculpture est réalisée avec un véritable souci du réalisme, comme en témoignent le modelé soigné du pelage et l’expression particulièrement vivante de l’animal. Les mouvements de la fourrure confèrent à l’ensemble une impression de naturel et de dynamisme. Le chien porte un fin collier jaune qui vient souligner son caractère domestique et apporte une touche de couleur supplémentaire à cette composition décorative.

Poupée du XIXe siècle

Élégante poupée de mode de la seconde moitié du XIXᵉ siècle, présentant une tête en papier mâché polychrome au visage délicatement peint à la main. Son expression est animée par de grands yeux fixes, une bouche ouverte laissant apparaître deux petites dents, détail caractéristique des poupées françaises de qualité de cette époque. Le corps est entièrement gainé de cuir avec des membres articulés, offrant une grande souplesse de mouvement. Cette poupée, vendue sans vêtements, constitue un bel objet de collection. Elle évoque les productions des grandes maisons françaises de la fin du XIXᵉ siècle, sans qu’une attribution certaine puisse être avancée en l’absence de marque.

Capipote, Italie, début XIXe siècle

« Capipote » Ce terme, d’origine catalane, signifie littéralement « tête et pied » (cap i pota) et décrit parfaitement la structure même de ce type de sculpture religieuse. La tête, les mains et les pieds de la Vierge font l’objet d’un travail de sculpture particulièrement soigné et polychrome, tandis que le corps forme un buste simplifié se prolongeant ici par une robe bleue d’origine, conçue comme un mannequin destiné à être paré de riches vêtements et de parures au gré des fêtes liturgiques.

 

Portrait des enfants de la famille Prévôt Renaud de Saint-Lézin, « Caours peintre du Roy »

Cet émouvant portrait de groupe d’époque Restauration met en scène trois jeunes garçons d’une grande famille bourgeoise ou aristocratique, identifiés par une étiquette ancienne au dos comme les enfants de la famille Prévôt Renaud de Saint-Lézin. La composition s’articule habilement au sein d’un intérieur sobre au sol de parquet marqueté, devant une grande porte dépolie.

 

Croix « Mistralienne »

Pendentif en forme de croix dite « mistralienne ». Ce modèle apparaît à la fin du XIXe siècle, incarnant ce que l’on pourrait appeler le « revival provençal » instigué par Frédéric Mistral (1830-1914). Ce prix Nobel de littérature (en 1904) est en effet particulièrement attaché à sa région et désireux de retrouver, dans sa terre natale, l’identité régionale d’antan. Il écrira : « de relever, de raviver en Provence […] ; d’émouvoir cette renaissance par la restauration de la langue naturelle et historique du pays […] ; de rendre la vogue au provençal par le souffle et la flamme de la divine poésie ».

Croix provençale

Pendentif en forme de croix à la rencontre entre deux modèles. En effet, la forme fait tout à fait référence à la croix de « Marie-Antoinette », qui était cependant sommée et soutenue sur la chaîne par un nœud, élément absent sur notre croix. Ces croix se caractérisent en leur centre par une forme arrondie, née du positionnement des pierres entre elles.