Ce type d’objet s’inscrit dans la production des marchands merciers du XVIIIe siècle, tels que Lazare Duvaux, Dominique Daguerre ou encore la famille Juilliot. À partir d’éléments composites d’importation, notamment des laques du Japon ou des porcelaines de Saxe, ces marchands faisaient réaliser des montures en bronze doré afin d’adapter ces objets au goût de leur époque.
Le bol à bouillon se compose d’un pot, de son couvercle et d’une sous-tasse. Chaque élément présente un décor peint figurant des scènes galantes. Le couvercle et les deux anses sont rehaussés de fleurs et de rinceaux en pastillage.
Cette pièce témoigne de la diversité des éléments de service au XVIIIᵉ siècle, favorisée par l’essor et le perfectionnement de la gastronomie. Les mets se font plus variés et plus subtils, et leur dégustation devient l’occasion d’une mise en scène, empreinte d’une certaine théâtralité.
Portrait de jeune gentilhomme au petit chien –L’entourage de Pieter Frederik de La Croix (1709–1782)
En bas à gauche de la composition, un petit chien épagneul aux grands yeux expressifs et au pelage roux et blanc vient animer la scène avec une touche de tendresse familière.
XVIIIe siècle
Élégant secrétaire de cabinet d’époque XIXe siècle, ouvrant par un abattant en pente et trois tiroirs en façade. L’ensemble est revêtu d’un somptueux décor en laque polychrome et dorée dans le goût de l’Extrême-Orient, mettant en scène des paysages animés de pagodes, de ponts, de frondaisons et de personnages traditionnels sur un fond noir profond.
France XIX siècle
Important pendentif en or jaune ajouré, réalisé selon la technique du grènetis, qui consiste à créer des reliefs à l’aide d’infimes demi-sphères d’or. La croix est rehaussée d’améthystes ovales facettées et de pierres fines blanches montées sur paillon, l’ensemble étant serti clos et perlé.
Raffinée sculpture en marbre blanc représentant l’Enfant Jésus endormi, délicatement allongé sur le côté dans une posture paisible et abandonnée au sommeil. Le visage séduisant aux traits doux est encadré de fins cheveux bouclés retombant avec grâce, tandis que le corps nu, pudiquement drapé d’un léger linge autour des hanches, témoigne d’un travail de sculpture d’une grande finesse anatomique et d’une belle sensibilité néoclassique.
Italie XIXe siècle
La composition reprend le schéma classique où l’archange Gabriel les ailes déployées et enveloppé dans une draperie mouvementée s’incline à gauche devant la Vierge en lui offrant un brin de lys symbole de pureté tandis que la Vierge Marie drapée dans son manteau bleu céleste et sa robe rose s’interrompt dans sa lecture pour accueillir le message divin.
Le Cadre en bois dorée
Italie XVIII siècle
Ce tableau représente une dame de qualité, vêtue d’une élégante robe de velours bleu, agrémentée de passementeries dorées et d’un drapé rose satiné lui recouvrant l’épaule droite. Cette dernière est représentée de trois quarts et porte une coiffure pouvant faire penser à celle qui en serait à l’origine, Mlle de Fontanges.
Si l’identité de cette femme demeure inconnue, elle était assurément membre de la noblesse française au XVIIIe siècle. La qualité de ce tableau, illustrée par le précieux rendu des étoffes et de la dentelle, permet de l’attribuer à l’atelier de François de Troy, qui excellait particulièrement dans le traitement de ces détails. Notons également cet arrière-plan nébuleux brun, que l’on retrouve dans certaines œuvres de ce grand portraitiste.
Tabouret de harpiste dont l’assise pivotante, en forme de coquillage, est sculptée dans le bois. Le travail de sculpture est particulièrement abouti, comme le suggèrent notamment la réalisation du dauphin et le traitement de ses écailles. Cette typologie de mobilier s’apparente à ce que l’on appelle le mobilier de « grotte ». La symbolique et le détournement de la coquille Saint-Jacques sont le fruit de plusieurs siècles d’évolution architecturale, dont le style rocaille a connu le plus grand emploi. Plus tard, à la fin du XIXe siècle, le meuble dit de « grotte », créé par la célèbre maison italienne Pauly et Cie, connaît un nouvel essor. D’autres fabricants en produisent ensuite afin de répondre à l’engouement certain des collectionneurs pour ce type de mobilier. Ces meubles s’intégraient naturellement au lieu auquel ils étaient destinés, faisant référence aux grottes en coquillages, particulièrement répandues en Italie, mais également en Angleterre, comme en témoigne une photographie de la grotte de Woburn Abbey.









