Raffinée sculpture en marbre blanc représentant l’Enfant Jésus endormi, délicatement allongé sur le côté dans une posture paisible et abandonnée au sommeil. Le visage séduisant aux traits doux est encadré de fins cheveux bouclés retombant avec grâce, tandis que le corps nu, pudiquement drapé d’un léger linge autour des hanches, témoigne d’un travail de sculpture d’une grande finesse anatomique et d’une belle sensibilité néoclassique.
Italie XIXe siècle
Cet objet répondait aux traditions funéraires du clergé et de la noblesse et était destiné à recevoir le cœur et d’autres viscères, afin de les inhumer ultérieurement dans des églises ou des chapelles. Si ces boîtes furent ensuite détournées de leur fonction à la fin du XVIIIe siècle, c’est précisément en raison de l’évolution de ces traditions. C’est la raison pour laquelle on retrouve parfois les appellations de « boîte à tabac » ou de « boîte à pigments ».
Presse à courriers
Presse à courriers en bronze de Vienne représentant un Setter irlandais reposant sur une base simulant un parterre d’herbe verte.
Cet objet de bureau fonctionne grâce à un mécanisme à ressort permettant, par une pression sur le cou, d’ouvrir la gueule du chien et d’y glisser papiers, courriers, cartes de visite, etc.
Les bronzes de Vienne étaient tantôt patinés, tantôt peints, comme c’est le cas pour notre exemplaire.
Paire de chats en porcelaine de Chine, représentés assis, au pelage blanc ponctué de taches noires. Les deux figures présentent une silhouette ramassée et naturaliste, caractéristique des représentations animalières dans les arts décoratifs chinois. Le traitement du corps, la position assise et le rendu contrasté du pelage confèrent à ces sculptures une présence à la fois décorative et expressive. Dans la culture chinoise, le chat est notamment associé à des notions de protection et de préservation du foyer.
Cette sculpture en rond-de-bosse représente un personnage masculin dont la nudité est partiellement camouflée par un drapé rouge noué autour de la taille. Les proportions et le traitement du visage s’inscrivent dans la représentation européenne stéréotypée de la figure du « Maure » aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Suite de trois sculptures animalières figurant des lions/chiens assis sur une base rectangulaire à angles coupés. Le travail du poil est réalisé selon la technique de la « pâte filée », créant un relief foisonnant de boucles. Le décor se caractérise par un émaillage blanc, rehaussé de touches de bleu et de vert.
Chien en terre cuite d’un très grand réalisme, accentué par sa polychromie, ses yeux en verre, son collier et son attitude naturelle. Le modelé particulièrement soigné restitue avec finesse les volumes et les traits caractéristiques de l’animal.
Paire de vases en barbotine finement décorés de branchages, agrémentés de fleurs en relief de formes variées. Un personnage, semblant enfermé à l’intérieur de chaque vase, tente de s’en extraire avec l’aide de son compagnon. L’ensemble de la surface est recouvert de vermicelles de céramique, conférant aux vases une apparence mate, irrégulière et particulièrement texturée. Le sommet de chacun des vases se termine par une ouverture largement évasée, venant compléter la composition.
Ces deux pièces ne semblent pas s’inscrire dans la production d’une manufacture de grande envergure, mais pourraient davantage être le résultat du travail d’un artisan indépendant. Il était en effet fréquent que ces derniers signent leurs ouvrages par un prénom abrégé, suivi d’un nom de famille et parfois du nom de la ville de production, permettant ainsi de rattacher l’œuvre à une localité précise.
Par leur traitement naturaliste, leur décor foisonnant et l’emploi de la barbotine en relief, ces pièces semblent par ailleurs s’inspirer des productions anglaises de la région du Staffordshire, particulièrement appréciées pour leurs décors modelés et leur goût pour les effets de matière.
Charmante terre cuite vernissée polychrome représentant un chien assis sur un élégant coussin bleu orné d’un galon doré. La sculpture est réalisée avec un véritable souci du réalisme, comme en témoignent le modelé soigné du pelage et l’expression particulièrement vivante de l’animal. Les mouvements de la fourrure confèrent à l’ensemble une impression de naturel et de dynamisme. Le chien porte un fin collier jaune qui vient souligner son caractère domestique et apporte une touche de couleur supplémentaire à cette composition décorative.
« Capipote » Ce terme, d’origine catalane, signifie littéralement « tête et pied » (cap i pota) et décrit parfaitement la structure même de ce type de sculpture religieuse. La tête, les mains et les pieds de la Vierge font l’objet d’un travail de sculpture particulièrement soigné et polychrome, tandis que le corps forme un buste simplifié se prolongeant ici par une robe bleue d’origine, conçue comme un mannequin destiné à être paré de riches vêtements et de parures au gré des fêtes liturgiques.









