Tableau représentant Jeanne d’Arc, réalisé entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle.
L’identification de Jeanne d’Arc, dite la « Pucelle d’Orléans », est d’abord confirmée par l’inscription en latin : « Virago Aurelianensis, profligatis debellatisque Anglis, ad sexus sui miraculum ovans. » Celle-ci se traduit littéralement par : « La femme guerrière d’Orléans, ayant mis en déroute et vaincu les Anglais, triomphant à la stupéfaction de son propre sexe. »
Dans un second temps, l’iconographie de Jeanne d’Arc, jusqu’au milieu du XIXe siècle, s’appuie sur deux principaux modèles. Le premier prend pour référence le monument en bronze érigé au XVIe siècle sur le pont d’Orléans, où l’héroïne est représentée à genoux, en armure. Le second, plus diffus, dérive de la tradition dite de la « Jeanne des échevins », œuvre conservée au musée des Beaux-Arts d’Orléans (1581, inv. A.6922), qui représente une figure féminine proche des représentations de Judith en peinture. Dans cette version, Jeanne n’est plus en armure mais vêtue d’une robe, coiffée d’un béret orné de cinq plumes, et tenant une épée levée vers le ciel, symbole de justice. Cette seconde tradition iconographique connaît une plus grande diffusion, comme en témoignent les nombreuses gravures qui en dérivent et qui nous sont parvenues.
France, fin XVIIe – début XVIIIe siècle.
Hauteur : 190 cm
Largeur : 126 cm











