Tableau en pied de Jeanne d’Arc

L’identification de Jeanne d’Arc, dite la « Pucelle d’Orléans », est d’abord confirmée par l’inscription en latin : « Virago Aurelianensis, profligatis debellatisque Anglis, ad sexus sui miraculum ovans. » Celle-ci se traduit littéralement par : « La femme guerrière d’Orléans, ayant mis en déroute et vaincu les Anglais, triomphant à la stupéfaction de son propre sexe. »

Portrait équestre du Général Kléber

Ce portrait s’inscrit dans la plus pure tradition du portrait équestre, dont les codes remontent à l’Antiquité classique, notamment avec la célèbre statue de Marc Aurèle au Capitole. En choisissant de représenter Kléber sur un cheval cabré ou au pas cadencé, le peintre reprend cette allégorie du « chef de guerre », capable de dompter non seulement sa monture, mais aussi les passions humaines et le tumulte de la bataille.

Portrait d’une jeune fille en Flore par Gerard Lanscroon, 1687

Cette représentation s’inscrit pleinement dans la riche tradition du portrait allégorique où la divinité incarne par excellence le renouveau la beauté et la vitalité de la jeunesse. La jeune fille est ainsi une personnification de ce printemps de la vie faisant d’elle le symbole vivant de l’innocence et de la promesse d’avenir.

Angleterre

Gerard Lanscroon

Daté 1687

 

Portrait d’une dame de qualité, École Vénitienne  XVIIIe siècle

La princesse est figurée dans un déshabillé de soie, une tenue d’intérieur informelle mais extrêmement raffinée qui illustre parfaitement l’élégance de la mode française au XVIIIe siècle.

Loin d’être négligé, ce choix vestimentaire souligne le rang élevé du modèle par une simplicité étudiée. Son corsage est délicatement orné d’une broche sertie de diamants, tandis qu’un voile rose repose sur une chevelure poudrée, conformément aux canons de beauté aristocratiques de l’époque.

 

« Trois femmes conversant » Victor Chavet (1822-1906) 

Victor Joseph Chavet est un peintre français de renom, élève de Pierre-Roch Vigneron et de Tony Johannot. Spécialiste reconnu de la scène de genre et du portrait, il s’est distingué par sa capacité à peindre avec une extrême minutie sur des formats souvent réduits, lui valant d’être comparé aux maîtres flamands pour la précision de sa touche.

Portrait d’une femme de qualité, vers 1670 Atelier de Pierre Mignard (1612–1695)

La dame est vêtue d’une robe dite « déshabillé », tenue raffinée emblématique de la mode française des années 1670. Son corsage est orné de pierres noires-les diamants. À cette époque les diamants ne reflétaient pas encore efficacement la lumière. Pour accentuer leur éclat, les tailleurs appliquaient de la suie derrière les pierres, créant ainsi un contraste qui donnait l’illusion de brillance. C’est pour cette raison que, sur les tableaux anciens de la Renaissance et du XVII siècle les diamants sont représentés en noir.