La dame est vêtue d’une robe dite « déshabillé », tenue raffinée emblématique de la mode française des années 1670. Son corsage est orné de pierres noires-les diamants. À cette époque les diamants ne reflétaient pas encore efficacement la lumière. Pour accentuer leur éclat, les tailleurs appliquaient de la suie derrière les pierres, créant ainsi un contraste qui donnait l’illusion de brillance. C’est pour cette raison que, sur les tableaux anciens de la Renaissance et du XVII siècle les diamants sont représentés en noir.
Ce tableau de grand format annonce le Jugement dernier. La scène ici représentée dépeint un ange tenant une trompette, accompagné de deux putti, posé sur une nuée, qui tient l’Évangile éternel sur lequel nous pouvons lire en latin : « Timete Dominum, quia venit hora judicii ejus: et adorate eum, qui fecit caelum, et terram, mare, et fontes aquarum. » Cette mise en garde est précédée dans les textes par : « Ensuite je vis un autre ange volant au zénith. Il avait un Évangile éternel à annoncer à tous les habitants de la terre, à toute nation, toute tribu, toute langue et tout peuple. Il criait d’une voix forte : Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure a sonné où il va rendre son jugement. Adorez donc celui qui a fait le ciel, la terre, la mer et les sources. » Il s’agit d’un passage de l’Apocalypse de saint Jean 14:7.
Sur cette toile, nous pouvons observer une variante iconographique portant essentiellement sur le ton donné à cette scène. En effet, si la plupart des représentations de l’Apocalypse dépeignent cette scène avec une intention de gravité et de « chaos », ce tableau semble au contraire plutôt annoncer une belle nouvelle, le triomphe du bien sur le mal, de Dieu sur Satan. Si les représentations du Jugement dernier sont souvent partagées entre la paix des cieux et le chaos d’ici-bas, elles le sont en partie pour mettre en avant cette « gloire céleste » des justes face aux mauvais qui, quant à eux, connaîtront un état de honte et de tourments éternels. Cette pensée eschatologique était tout à fait centrale dans les sociétés des XVe et XVIe siècles, puisque cette « fin du monde » inquiétait beaucoup les populations.
Si cette iconographie est largement développée au sein de nombreux édifices religieux, à travers les fresques ou encore les tympans sculptés, nous pouvons également observer son intégration dans la tapisserie mais aussi dans la peinture.
Ce portrait illustre pleinement le style gracieux et élégant de l’école de Hyacinthe Rigaud (Perpignan, 1659 – Paris, 1743), figure majeure de la peinture de portrait sous les règnes de Louis XIV et Louis XV caractérisée par une subtile alliance entre idéalisation classique et fidélité aux detail.
Jusqu’à la fin du Moyen Âge les représentations d’enfants étaient rares et toujours modestes au 16ème siècle.
D’ailleurs, l’enfant n’est jamais seul si ce n’est pas l’enfant exceptionnel qui est un enfant royal ou l’Enfant Jésus.
La toile représentée est de grande qualité et extrêmement rare car les enfants sont représentés avec des jouets. Cette paire de toiles peut nous rapprocher des réalités et de leur quotidien au 18ème siècle
France
Circa 1775
Gouache sur vélin du XVIIIe siècle, représentant trois enfants qui s’amusent et un chien bondissant, plongés dans un paysage de verdure, de balustrades, de vases Médicis et d’un joli ciel rosé. Ces derniers semblent être en train de composer un large bouquet, comme le suggèrent ce panier empli de fleurs et ces pétales dispersés sur le sol.
L’œuvre, signée Merry Joseph Blondel, illustre la douceur et l’innocence de l’enfance à travers un style délicat et soigné, typique des portraits bourgeois du XIX siècle.
Huile sur bois représentant une femme devant un miroir en train d’appliquer une mouche, signée Henri Lafon, cadre en bois et stuc d’origine.
Henri LAFON (actif en France dans la seconde moitié du XIXème siècle).
Broderie sur le fond du miroir représentant un Mariage religieux de la Vierge Marie et de Saint Joseph.
Italie du Nord ou France
Fin XVIII siècle
Huile sur toile, portrait d’enfant avec un chien.
Ecole du Nord
XVIII siècle
Elle porte un « déshabillé » : tenue d’intérieur raffinée très en vogue à cette époque. Ce vêtement, est inspiré de la mode dite à la française. Sa coiffure, typique des années 1670–1680, adopte la mode « à la hurluberlu”









