Encrier d’Epoque Louis XV

Ce type d’objet s’inscrit dans la production des marchands merciers du XVIIIe siècle, tels que Lazare Duvaux, Dominique Daguerre ou encore la famille Juilliot. À partir d’éléments composites d’importation, notamment des laques du Japon ou des porcelaines de Saxe, ces marchands faisaient réaliser des montures en bronze doré afin d’adapter ces objets au goût de leur époque.

Pot couvert dit « bol à bouillon »

Le bol à bouillon se compose d’un pot, de son couvercle et d’une sous-tasse. Chaque élément présente un décor peint figurant des scènes galantes. Le couvercle et les deux anses sont rehaussés de fleurs et de rinceaux en pastillage.

Cette pièce témoigne de la diversité des éléments de service au XVIIIᵉ siècle, favorisée par l’essor et le perfectionnement de la gastronomie. Les mets se font plus variés et plus subtils, et leur dégustation devient l’occasion d’une mise en scène, empreinte d’une certaine théâtralité.

Paire de potiches couvertes accompagnée d’un vase

Paire de potiches couvertes en faïence de Delft, accompagnée d’un vase cornet à section octogonale. Les trois pièces sont ornées de motifs floraux inscrits dans des cartouches chantournés. Le revers, quant à lui, présente un décor plus épuré, composé d’une simple fleur.

Alors que les décors des faïences de Delft se caractérisent traditionnellement par des camaïeux de bleu, le présent ensemble se distingue par l’emploi d’une palette violette. Les couvercles des deux potiches sont surmontés de fretels en forme de lions, la tête tournée.

Assiette ajourée Art Nouveau

Assiette à bord réticulé, ornée d’un décor d’iris stylisés sur un délicat fond vert d’eau. Cette pièce a été produite par la manufacture de Karl Rudolf et Friedrich Ditmar, à Znaim, en Autriche.

En 1879, Rudolf fonda à Znaim une manufacture de céramique artistique, spécialisée à l’origine dans la fabrication de corps de lampes en faïence. La production comprit également des pièces en porcelaine.

Bouteille de la Passion

Cette bouteille en verre contient une composition réalisée essentiellement à partir de différents matériaux, notamment de cire et de papier découpé. Cet ouvrage est appelé « bouteille de la Passion » puisqu’il contient les instruments de la Passion du Christ, également appelés Arma Christi. On y retrouve notamment la croix, les clous, le coq, l’échelle, la colonne de la Flagellation, etc.

Cette œuvre s’inscrit dans une tradition d’art populaire dans laquelle les mariniers et bateliers réalisaient minutieusement ces ex-voto en remerciement d’un vœu accompli, souvent lié aux aléas de la navigation. Ainsi, ces objets étaient fréquemment déposés dans de petits oratoires installés dans des chapelles, des maisons ou encore dans les cabines des mariniers.

Bonbonnière de la maison Alphonse Giroux

Cette bonbonnière est décorée, sur sa partie en verre, de fleurs gravées. La monture, quant à elle, en bronze doré, surélève la coupe par quatre pieds et présente un décor d’inspiration naturaliste, évoquant le bambou. Sur la partie intérieure de la monture, on retrouve la marque en creux « MAISON ALPH. GIROUX PARIS ».

Service en faïence « Japon » ou « Monet »

Service signé Creil et Montereau, appelé modèle « Japon », également connu sous le nom de service « Monet », en raison de la présence de ce modèle au sein de la maison de Claude Monet à Giverny. Son goût pour le Japon se traduisait jusque dans son assiette.

Ce modèle a été créé en 1876 et édité jusqu’en 1929 environ. Le décor bleu et blanc se compose, sur la bordure des assiettes, d’une alternance de médaillons fleuris. Le centre est orné de branchages de prunier en fleurs, de chrysanthèmes et de cerisiers.

Boîte à viscères

Cet objet répondait aux traditions funéraires du clergé et de la noblesse et était destiné à recevoir le cœur et d’autres viscères, afin de les inhumer ultérieurement dans des églises ou des chapelles. Si ces boîtes furent ensuite détournées de leur fonction à la fin du XVIIIe siècle, c’est précisément en raison de l’évolution de ces traditions. C’est la raison pour laquelle on retrouve parfois les appellations de « boîte à tabac » ou de « boîte à pigments ».

Encrier chinois

Un plateau en laque, cerclé d’une monture en bronze doré, supporte les différents éléments, fixés sur celui-ci par de petits rivets. On y retrouve une figure de dignitaire chinois en porcelaine de la famille verte, dynastie Qing, période Kangxi (1662-1722). Deux sifflets d’oiseau en porcelaine, prenant la forme de garçons allongés, la tête relevée et soutenue par leurs mains. Les détails de leurs robes fleuries sont rehaussés d’émaux rouges, bleus, verts et noirs. Vers 1700, Japon, fours d’Arita. Un chien de Fô en céramique émaillée complète l’ensemble, ainsi qu’un branchage en bronze doré faisant office de bougeoir, décoré de fleurs en porcelaine.

Presse à courriers

Presse à courriers

Presse à courriers en bronze de Vienne représentant un Setter irlandais reposant sur une base simulant un parterre d’herbe verte.

Cet objet de bureau fonctionne grâce à un mécanisme à ressort permettant, par une pression sur le cou, d’ouvrir la gueule du chien et d’y glisser papiers, courriers, cartes de visite, etc.

Les bronzes de Vienne étaient tantôt patinés, tantôt peints, comme c’est le cas pour notre exemplaire.