Ce miroir en bois sculpté et laqué présente un décor de chinoiseries, ou chinoiseria, composé de rinceaux et de personnages rehaussés de dorures. Le goût pour cet imaginaire oriental apparaît dès le XVIIe siècle et se répand dans tout l’Occident au XVIIIe siècle. L’Italie n’échappe évidemment pas à cette mouvance et Venise, en particulier, sera à l’origine de nombreux meubles, aussi divers soient-ils, en laque à décor de chinoiseries.
Cette bouteille en verre contient une composition réalisée essentiellement à partir de différents matériaux, notamment de cire et de papier découpé. Cet ouvrage est appelé « bouteille de la Passion » puisqu’il contient les instruments de la Passion du Christ, également appelés Arma Christi. On y retrouve notamment la croix, les clous, le coq, l’échelle, la colonne de la Flagellation, etc.
Cette œuvre s’inscrit dans une tradition d’art populaire dans laquelle les mariniers et bateliers réalisaient minutieusement ces ex-voto en remerciement d’un vœu accompli, souvent lié aux aléas de la navigation. Ainsi, ces objets étaient fréquemment déposés dans de petits oratoires installés dans des chapelles, des maisons ou encore dans les cabines des mariniers.
Portrait de femme du XVIIIe siècle en « déshabillé », terme désignant le port d’un vêtement plus souple et léger, souvent agrémenté de dentelles. Celle-ci porte un collier ras-du-cou en dentelle, un bijou ayant existé de tout temps, mais dont le regain d’intérêt est particulièrement notable au cours de ce siècle. Ses cheveux poudrés sont agrémentés de petites fleurs, tandis qu’un joli nœud bleu vient orner sa manche.
Ravissante croix ajourée, réalisée en or et soulignée sur son pourtour d’un liseré d’émail noir. Elle est sertie de huit diamants taillés en rose, dont un sur la bélière, simulant un nœud. Ce détail de la bélière rappelle notamment la croix dite « Louis XVI ». Aux extrémités de chacun des bras se trouvent des motifs fleuronnés.
Ce style de luminaire, très recherché par les amateurs d’antiquités et de décoration de charme, s’intègre parfaitement dans des intérieurs d’inspiration Hollywood Regency, maison de campagne ou classique bohème.
Ce genre de travail en porcelaine, appelé pastillage, était très apprécié au XVIIIe siècle. Initialement maîtrisé par la manufacture allemande de Meissen, il se verra concurrencé en France par la manufacture de Vincennes. Cette dernière obtiendra un monopole dans la création de fleurs sous le règne de Louis XV, au grand plaisir de Madame de Pompadour. Progressivement, et surtout sous Louis XVI, cette mode reculera. Il faut attendre le Second Empire pour que ces bouquets éternels soient à nouveau considérés et appréciés.
Paire de lampes représentant deux oiseaux en porcelaine, chacun arborant un plumage distinct : l’un jaune, l’autre blanc et brun. Ils sont respectivement posés sur un tronc et entourés de délicates fleurs en porcelaine. L’ensemble est monté sur des bases en laiton doré et patiné de style Louis XV, apportant à ces lampes une élégante touche décorative.
Lustre conduisant par des branchages en bronze doré à six lumières émanant d’arums. L’ensemble est conçu comme un entrelacs de feuilles et de fleurs de verre peintes. La structure organique en bronze ciselé et doré simule la souplesse de tiges végétales sinueuses, tandis que les calices des arums font office de bobèches pour accueillir les feux.
Cette bonbonnière est décorée, sur sa partie en verre, de fleurs gravées. La monture, quant à elle, en bronze doré, surélève la coupe par quatre pieds et présente un décor d’inspiration naturaliste, évoquant le bambou. Sur la partie intérieure de la monture, on retrouve la marque en creux « MAISON ALPH. GIROUX PARIS ».
Cette typologie de bijou régional est appelée « Cœur de Marie » ou « Vlaamse Hart », ce qui se traduit par « cœur flamand ». Ce bijou est d’origine anversoise et sa fabrication a débuté à la fin du XVIIIᵉ siècle. Il existe deux déclinaisons de ce bijou : l’une est surmontée d’une couronne de fleurs, l’autre est décorée d’un carquois de flèches et d’une torche brûlante. Notre pendentif appartient à la seconde catégorie et était offert en gage d’amour. Ses décors d’entrelacs en argent accueillent de petits diamants taillés en rose, ainsi qu’un diamant plus important au centre du pendentif.









