Ensemble de six chaises anglo-indiennes
Ensemble de six chaises en bois entièrement recouvertes de feuilles argentées repoussée, à décor d’entrelacs, de rinceaux et de motifs floraux. Le dossier est orné, à ses extrémités, de deux têtes de béliers en relief, apportant à l’ensemble un caractère particulièrement décoratif.
Un plateau en laque, cerclé d’une monture en bronze doré, supporte les différents éléments, fixés sur celui-ci par de petits rivets. On y retrouve une figure de dignitaire chinois en porcelaine de la famille verte, dynastie Qing, période Kangxi (1662-1722). Deux sifflets d’oiseau en porcelaine, prenant la forme de garçons allongés, la tête relevée et soutenue par leurs mains. Les détails de leurs robes fleuries sont rehaussés d’émaux rouges, bleus, verts et noirs. Vers 1700, Japon, fours d’Arita. Un chien de Fô en céramique émaillée complète l’ensemble, ainsi qu’un branchage en bronze doré faisant office de bougeoir, décoré de fleurs en porcelaine.
Ce banc de jardin en fonte s’inscrit dans le goût victorien de la seconde moitié du XIXᵉ siècle. Sa structure présente des décors naturalistes de rinceaux, de feuilles de vigne et d’autres motifs végétaux. Le dossier ainsi que l’assise sont entièrement ajourés. Le tout repose sur deux pieds finement travaillés et reliés entre eux par des éléments de renfort en métal.
Paire de guéridons de « bistrot » en fonte laquée noir dont le plateau est constitué de pierre. Ces derniers reposent sur un piètement aboutissant à trois griffes sur lequel est inscrit « Paris ».
Presse à courriers
Presse à courriers en bronze de Vienne représentant un Setter irlandais reposant sur une base simulant un parterre d’herbe verte.
Cet objet de bureau fonctionne grâce à un mécanisme à ressort permettant, par une pression sur le cou, d’ouvrir la gueule du chien et d’y glisser papiers, courriers, cartes de visite, etc.
Les bronzes de Vienne étaient tantôt patinés, tantôt peints, comme c’est le cas pour notre exemplaire.
Paire de chats en porcelaine de Chine, représentés assis, au pelage blanc ponctué de taches noires. Les deux figures présentent une silhouette ramassée et naturaliste, caractéristique des représentations animalières dans les arts décoratifs chinois. Le traitement du corps, la position assise et le rendu contrasté du pelage confèrent à ces sculptures une présence à la fois décorative et expressive. Dans la culture chinoise, le chat est notamment associé à des notions de protection et de préservation du foyer.
Cette sculpture en rond-de-bosse représente un personnage masculin dont la nudité est partiellement camouflée par un drapé rouge noué autour de la taille. Les proportions et le traitement du visage s’inscrivent dans la représentation européenne stéréotypée de la figure du « Maure » aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Suite de trois sculptures animalières figurant des lions/chiens assis sur une base rectangulaire à angles coupés. Le travail du poil est réalisé selon la technique de la « pâte filée », créant un relief foisonnant de boucles. Le décor se caractérise par un émaillage blanc, rehaussé de touches de bleu et de vert.
Chien en terre cuite d’un très grand réalisme, accentué par sa polychromie, ses yeux en verre, son collier et son attitude naturelle. Le modelé particulièrement soigné restitue avec finesse les volumes et les traits caractéristiques de l’animal.
Paire de vases en barbotine finement décorés de branchages, agrémentés de fleurs en relief de formes variées. Un personnage, semblant enfermé à l’intérieur de chaque vase, tente de s’en extraire avec l’aide de son compagnon. L’ensemble de la surface est recouvert de vermicelles de céramique, conférant aux vases une apparence mate, irrégulière et particulièrement texturée. Le sommet de chacun des vases se termine par une ouverture largement évasée, venant compléter la composition.
Ces deux pièces ne semblent pas s’inscrire dans la production d’une manufacture de grande envergure, mais pourraient davantage être le résultat du travail d’un artisan indépendant. Il était en effet fréquent que ces derniers signent leurs ouvrages par un prénom abrégé, suivi d’un nom de famille et parfois du nom de la ville de production, permettant ainsi de rattacher l’œuvre à une localité précise.
Par leur traitement naturaliste, leur décor foisonnant et l’emploi de la barbotine en relief, ces pièces semblent par ailleurs s’inspirer des productions anglaises de la région du Staffordshire, particulièrement appréciées pour leurs décors modelés et leur goût pour les effets de matière.









